Témoignages d'entreprises

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Pierre Collin, directeur de site Eppe-Packaging Savipol

Pierre Collin DebharDepuis bientôt un an (1er juin 2016) le groupe Lebhar, spécialiste de l’emballage communicant, notamment dans la boîte pâtissière (depuis plus d’un siècle !), a intégré une activité packaging ayant auparavant appartenu au groupe Eppe puis au groupe Rault. Intéressés par les savoir-faire spécifiques — technique et commercial — des salariés aubois, tous maintenus dans leurs postes au rachat, les dirigeants de Lebhar ont fait le choix d’une diversification de leurs productions à travers cette opération de croissance externe. Elle a ouvert au groupe des débouchés dans l’emballage d’articles textiles avec de belles références clients à la clé : Petit Bateau, Sergent Major, DPAM, Jacadi, Lacoste, Cache-Cache, C&A, Cyrillus, Aubade, Armand Thiery, Bizzbee, IKKS, VertBaudet, CCV, Sport 2000…

Le fondateur et actionnaire majoritaire Jean-Marc Lebhar et le président du directoire, Jean-Pascal Salaün ont d’emblée nommé l’ex-responsable de production du principal site du groupe (à Sens) en qualité de directeur de site. Pierre Collin est particulièrement heureux de ce choix, des compétences qu’il a trouvées à Savipol et des premiers investissements qu’il a pu engager afin de conforter l’outil de travail et de générer davantage de productivité. Pari gagné. « En l’espace d’une dizaine de mois, nous avons amélioré les conditions de travail des équipes avec l’installation d’un retourneur de pile, des acquisitions de chariot élévateur et de massicot. Parallèlement, nous avons entrepris des travaux de réparation importants sur l’offset et les machines de découpe. Nous continuons avec la mise en place courant juillet d’un système d’aspiration des déchets de carton. Au total, l’enveloppe d’investissements réalisés approche les 300 000 euros. Quant au bâtiment, il est en cours d’acquisition, cette opération immobilière devant aboutir en principe durant les mois de mai ou juin 2017 ». Le bâtiment en question couvre une surface totale de 5 000 m2 se divise en deux partie, l’une dédiée à la production, l’autre au stockage. « Nous sommes d’abord imprimeur, ensuite nous réalisons toutes les opérations de découpe, de collage et de façonnage (environ 2 000 formes possibles) pour livrer des boîtes très personnalisées pouvant être agrémentées de fenêtres de toutes formes. Nous réalisons également sur place des options de gaufrage si besoin et pouvons réaliser des vernis à chaud à Sens », expose Pierre Collin en soulignant l’accompagnement réalisé par Aube Développement quand le groupe Lebhar a manifesté son intérêt pour cette activité « pack ». « Dans un premier temps, nous pensions déménager et l’on nous a fait visiter plusieurs sites et réaliser nos premières rencontres dans l’Aube. Il s’est, au final, avéré plus rationnel de rester sur le site initial, mais nous avons pu mesurer la capacité d’Aube Développement à ouvrir des portes, à faciliter une implantation »..

Témoignage recueilli par Philippe SCHILDE

Eppe-Packaging en quelques mots et chiffres 
Eppe-Packaging appartient au groupe Lebhar qui emploie 300 salariés sur cinq sites en France. Le plus important de ces sites, la maison-mère, est implantée à Gron, dans l’agglomération de Sens (Yonne). Cette usine compte environ 190 personnes. A Sainte-Savine, le site aubois compte 20 salariés qui transforment 2 000 tonnes de carton par an. Chaque jour, 50 000 feuilles sortent de la machine d’impression offset  et autant d’exemplaires passent dans les deux machines de découpe. Le nombre de nombre de boites collées atteint quant à lui les 100 000 boites/jours (pour le prêt-à-porter, le médical, l’alimentaire, ou encore le champagne avec de superbes étuis cartons…).

 


Jean-Charles Thébault, Benoit Thébault, Hervé Drouin et Xavier Hardy fondateurs de Bois Déroulé de Champagne (BDC)

Bois Déroulé de ChampagneEn lieu et place d’une activité de reliure de livre s’installe à Marigny-le-Châtel une usine de déroulage de peuplier, baptisée Bois Déroulé de Champagne (BDC). Elle entame en ce mois d’avril 2017 les travaux d’implantation de ses machines en prévision d’être totalement opérationnelle au cours du premier trimestre 2018. On doit cet investissement, globalement chiffré à 7,5 M€ (achat de 4 ha de foncier, du bâtiment de 7000 m2 de l’ex-Sirc 3 et des équipements d’écorçage, de déroulage, de séchage plus une chaudière biomasse), à deux des leaders français du contreplaqué : le groupe Thébault basé dans les Deux-Sèvres, actionnaire de BDC à hauteur de 70 % et la société sarthoise Drouin (30 %). Ces deux entreprises familiales, fondées respectivement en 1953 et en 1905, solidement ancrée dans la filière bois, réalisent 61 M€ de chiffre d’affaires pour la première et 18 M€ pour la seconde. Elles cumulent près de 130 000 m3 par an de production de placages. S’y ajouteront les 30 000 m3 de production envisagés dans l’Aube à horizon 2020 quand l’outil aura atteint sa vitesse de croisière et déroulera alors 75 000 m3 de billons de peupliers.

« Nous avons fait un choix stratégique en venant dans l’Aube, notre nouvelle installation étant située à proximité d’une ressource populicole importante et de qualité. Dans cet outil de première transformation, nous voulons démarrer sur la première année avec 50 000 m3 de billons de peupliers à dérouler, achetés dans le Grand Est et en Hauts-de-France, avant de monter en puissance. Les feuilles de placages réalisées seront ensuite acheminées vers les usines de Thébault et de Drouin pour couvrir nos besoins respectifs dans l’emballage bois, les revêtements muraux techniques ou acoustiques, les aménagement de véhicules, etc.. Nous créons 25 emplois directs recrutés en local, mais il faut savoir que notre activité doit générer autant d’emplois indirects dans le bûcheronnage, les transports, les services », explique Jean-Charles Thébault, Pdg de BDC en soulignant la qualité de l’accueil et de l’accompagnement d’Aube Développement. L’agence de développement économique auboise a été une réelle facilitatrice, que ce soit pour la recherche de biens immobiliers, les accompagnements financiers ainsi que la mobilisation des acteurs et élus locaux.

« Notre développement passe par l’Aube. »

Témoignage recueilli par Philippe SCHILDE

Site Internet : Bois Déroulé de Champagne

 


Georges Fatna et Camille Genies, fondateurs de ELO-CJ Jossamél

Georges fatna Camille Genies ELO CJ Jossamel« Des boissons biologiques aux vertus thérapeutiques multiples fabriquées en France de manière artisanale ». Tout est dit ou presque dans cette formule inscrite en lettres de couleurs sur le flyer bleu horizon édité par la société ELO-CJ Jossamél. Le document présente les nectars revigorants fabriqués à Landreville dans la Côte des Bar. Ils ne contiennent pas de raisin — fruit généreusement cultivé sur les coteaux environnants et destiné à l’élaboration du champagne — mais des fruits, des légumes et des racines formant des « mélanges uniques ». Ces boissons ont fait l’objet d’un dépôt de brevet et elles bénéficient du label AB (Agriculture biologique).

Betterave, gingembre, citron, curcuma, miels de thym ou d’acacia… entrent dans les compositions pleines de saveurs et de bienfaits pour le corps. Les dosages gardés secrets par les deux inventeurs du produit et fondateurs de la société ELO-CJ Jossamél, venus de Paris pour développer dans le calme et la sérénité de la campagne auboise une entreprise pour le moins originale dans la région. « Nous avions regardé pour une installation en Bretagne, mais finalement nous avons opté pour l’Aube où nous avions des attaches. Au 30 de la Grande rue de Landreville (dans des bâtiments ayant naguère abrité un charcutier-traiteur), nous avons trouvé le lieu qui nous convient  parfaitement, à la fois pour l’implantation de notre laboratoire de production et de notre siège commercial. Essentiellement, nous allons nous fournir en produits biologiques sur Rungis, à deux heures de route seulement (via l’A5) mais aussi sur Lyon et en Bourgogne voisine (pour l’approvisionnement en miels). D’un point de vue logistique, c’est idéal », déclarent Georges Fatna et Camille Genies, venus de secteurs professionnels différents. Au départ, ils avaient conçu et réalisé la boisson Jossamél pour leur plaisir et leur consommation personnelle. Voyant qu’elle était appréciée autour d’eux, notamment par les personnalités du spectacle et de l’art parisien, entre autres, ils ont eu l’idée et la volonté de partager cette « merveille qui vous régénère », selon la mention d’une star inscrite dans le livre d’or. « La reconnaissance et l’adhésion autour de notre boisson dans la veine des alicaments et produits détox nous a conduits à en produire toujours plus et à élargir notre gamme », précisent-il, bien décidés à poursuivre l’aventure et embaucher pour partager les succès commerciaux espérés.

Le maire de Landreville leur a réservé un « formidable accueil » et ils ont d’emblée pu bénéficier des conseils et mises en relation d’Aube Développement. « Avec l’agence, nous avons visité différents sites, dont un à proximité de l’accès à l’A5 aux portes de Troyes. Il y a eu beaucoup d’écoute et d’encouragements dans nos démarches de la part d’Aube Développement. C’est important pour une jeune structure comme la nôtre », souligne Georges Fatna.    

Témoignage recueilli par Philippe SCHILDE

http://www.jossamel.fr/

 


Sylvain Michaut, responsable d’exploitation du centre de maintenance de Vestas

Vestas MichautDepuis le 1er juillet 2016, l’Aube abrite le 9e centre français de maintenance de Vestas — numéro un mondial pour la fabrication d’éoliennes —, destiné à couvrir le département de l’Aube, une bonne partie de la Marne et un bout de l’Yonne. En tout, cela représente 160 turbines installées, réparties sur une vingtaine de parcs éoliens, qui produisent une énergie 100 % renouvelable,. Il s’agit de garantir ce que dans le métier on appelle « la disponibilité ». Outre une expertise particulière, cela requiert une attention permanente, une grosse réactivité et de la proximité avec les exploitants des parcs, les clients de Vestas.

Sylvain Michaut, responsable d’exploitation, et son équipe composée de 23 personnes se sont installés sur la zone d’activités de Saint-Thibault. Ils occupent 1 000 m2 destinés au stockage et 200 m2 de bureaux où transitent les 17 techniciens affectés aux opérations de maintenance préventive (graissage, intervention sur filtres, vérification d’éléments électromécaniques) et prédictive (contrôle et remplacement de composants afin de limiter les risques de casse), mais aussi aux interventions curatives en fonction des besoins (contacteurs ou disjoncteurs qui lâchent, etc.). « Nos techniciens travaillent toujours en binômes, que ce soit dans le cadre des opérations planifiées ou lors des dépannages », indique le superviseur régional, mettant toujours en avant les deux grandes priorités de Vestas : sécurité et qualité.

Pour ce faire, à Saint-Thibault, il a à ses côtés une personne en charge de la planification, un responsable technique et trois magasiniers traitant les flux entrants (pièces arrivant d’Allemagne où elles sont fabriquées) et sortants (matériels acheminés par les équipes sur les parcs). « Depuis l’Aube, grâce à l’interconnexion autoroutière A5 – A26, située juste à notre porte, nous pouvons facilement alimenter en pièces les parcs du Grand Est », observe-t-il. Sylvain Michaut a lancé le recrutement de 8 techniciens supplémentaires (profils de Bac Pro et de BTS Maintenance et Electrotechnique) « afin de répondre au développement en cours de parcs éoliens dans la région ». D’ici peu, le centre de maintenance aubois gèrera 200 machines.

Cette implantation de Vestas aux portes de Troyes, motivée par la montée en puissance de l’éolien dans le secteur, a pu être rondement menée, avec l’aide d’Aube Développement. « Les premiers contacts ont été pris fin 2015 et six mois plus tard nous étions dans des locaux parfaitement adaptés à notre activité », se félicite Sylvain Michaut (Troyen d’origine passé par Areva), heureux d’avoir pu confier à des entreprises locales les quelques travaux d’aménagement réalisés sur le bâtiment.

Témoignage recueilli par Philippe SCHILDE

Vestas en quelques mots et chiffres
Groupe d’origine danoise fondé en 1979, Vestas est présent sur tous les continents (75 pays couverts) avec 19 500 salariés et plus de 57 000 éoliennes installées. Vestas France, dont le siège est installé près de Montpellier depuis 15 ans, compte 300 salariés et réalise 500 M€ de chiffre d’affaires. Avec 321,7 MWde puissance éolienne raccordées en 2015 et 30 % de part de marché, Vestas est leader du marché français en 2015.

www.vestas.com

 


Joëlle Vigné - Fondatrice de la micro-brasserie L’Once Troy

Joelle VigneVirage à 360° pour Joëlle Vigné, 57 ans, qui a effectué toute sa carrière professionnelle au sein de services achats industriels de grands groupes français et internationaux et est désormais à la tête d’une micro-brasserie implantée dans l’Aube. A Saint-Germain, aux portes de Troyes.

« Quand mon dernier employeur a ouvert un plan social, je suis partie de manière volontaire avec l’idée de rependre ou créer une société. J’ai cherché en Rhône-Alpes où nous vivions depuis plusieurs années avec mon mari, mais je n’ai pas trouvé d’affaire correspondant à mes aspirations. Nous avons alors mis le cap sur l’Aube, notre département d’origine, après y avoir étudié le marché de la micro-brasserie. Sur Troyes, il s’avérait peu développé. Mon époux ayant déjà élaboré de la bière pour le plaisir, nous avons opté pour une création sur ce créneau en plein renouveau en France. Les indicateurs sont au vert pour les productions locales, pour des bières artisanales ayant des caractéristiques affirmées. C’est le cas de L’Once Troy, référence au riche passé médiéval de Troyes et à un patrimoine très emblématique. J’ai ouvert début avril 2016 et ainsi basculé dans le B to C, en ciblant prioritairement la clientèle des particuliers, après un parcours professionnel 100 % B to B. Je suis très satisfaite de ce démarrage et des retours consommateurs, tant de la part des clients directs — nous sommes installés sur un axe très passager — que des restaurateurs et professionnels ayant référencé la gamme L’Once Troy déclinée en six bières différentes », expose Joëlle Vigné. Elle est heureuse d’avoir pu rencontrer l’équipe d’Aube Développement dès ses premières démarches sur Troyes. « Il me fallait prendre ce dossier par le bon bout. D’emblée, Aube Développement a été à mes côtés pour m’accompagner de A à Z, avec la CCI aussi. » La créatrice a apprécié de trouver chaussure à son pied au niveau du local puisqu’elle dispose de 450 m2 de surface, partagée entre production et point de vente-dégustation confortable et lumineux. « J’ai obtenu toutes les réponses voulues aux questions relatives aux sites accueillant du public ou aux dépôts de marque, par exemple. Qui plus est, le réseau d’Aube Développement s’est ouvert et de fil en aiguille nous avons pu tisser notre toile. Nous avons ainsi bénéficié d’un prêt d’honneur d’Initiative Aube et de soutiens financiers de la Région, utiles pour leur effet de levier auprès des banques, notamment. On peut dire qu’on s’est décarcassé pour nous permettre de réussir dans notre nouvelle aventure. »

Témoignage recueilli par Philippe SCHILDE

Site Internet : http://lonce-troy.fr

 


Pour plus d'informations:

Email : info@aube-developpement.com
Téléphone:03 25 43 70 14